Surfez, cliquez... Plantez des arbres ! Des astuces pour moins polluer sur Internet.

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Surfez, cliquez... Plantez des arbres ! Des astuces pour moins polluer sur Internet.

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En sachant qu’une simple requête sur un moteur de recherche consomme 7 grammes de CO2, vous ne surferez plus sur Internet de la même manière ! Oui, le Web pollue, mais il existe des alternatives pour limiter son empreinte carbone. Pour commencer, vous pouvez utiliser un moteur de recherche « écologique ». Vos errances sur Internet consommeront toujours de l’énergie, mais elles permettront de financer des projets environnementaux et sociaux. Comment ça marche ? Voici notre zoom sur la pollution du Web, les moteurs de recherche écologiques et les astuces pour limiter son impact environnemental.

 

Une requête sur Internet consomme autant que votre bouilloire ! 

C’est un fait : Internet pollue. Une simple requête effectuée sur un moteur de recherche consomme autant que votre bouilloire, pour faire chauffer une tasse de thé. En chiffre, cela représente 7 grammes d’émissions de carbone*.

Plus fort, l’envoi d’e-mails dans une entreprise de 100 personnes génère en moyenne 13.6 tonnes de CO2 par an, autant que 13 allers-retours Paris-New York en avion** !

Enfin, de manière générale, nos modes de vie connectés, nos usages du Web via nos ordinateurs, nos Smartphones et nos tablettes représentent 10 % de la consommation d’électricité mondiale, soit 2 % des émissions de gaz à effet de serre***.

 

Des « fermes informatiques » pour stocker nos données H24

Alors oui, Internet pollue et le phénomène ne va pas en s’arrangeant. Au-delà de l’électricité requise à titre privé pour brancher nos appareils, il y a les serveurs informatiques qui tournent en continu à travers le monde pour assurer nos services du Web. Quant au stockage des données, tendance de fond avec l’avènement du Cloud et du Big Data, il nécessite l’alimentation de « data centers » qui chauffent, surchauffent et consomment à plein régime, 24 heures sur 24. En France, les data centers consommeraient environ 3 TWh d’électricité par an, soit plus que la consommation de la ville de Lyon, selon les chiffres de l’Union française de l’électricité.

Certains centres sont même expatriés dans les pays froids pour diminuer la pollution (les GAFA installent leurs data centers dans les contrées d’Islande, bien au frais, pour limiter l’impact environnemental lié au stockage des données).

 

Mais alors, faut-il arrêter Netflix et revenir à l’âge de pierre pour assouvir notre conscience écologique ? Bien sûr que non, d’ailleurs l’économie ne nous le permettrait pas (autant que notre addiction aux séries). Il existe toutefois des actions simples pour diminuer notre empreinte carbone ; parmi elles, l’utilisation de moteurs de recherche « écologiques ».

 

Comment ça marche, un moteur de recherche écologique ?

Les plus sceptiques d’entre vous ont raison dans le sens où un moteur de recherche « écologique » ne sera jamais 100 % écologique. Vous consommez forcément de l’énergie en utilisant vos appareils électriques.

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Ensuite, une requête Web est intrinsèquement polluante, quel que soit le moteur de recherche utilisé puisqu’elle nécessite le transfert d’informations entre différents serveurs à travers le monde, faisant gonfler la facture énergétique.

 

Toutefois, contrairement à un moteur de recherche classique, un moteur de recherche « écologique » s’engage à utiliser les revenus générés par la publicité à des fins environnementales. In fine, c’est vous, par vos clics et vos requêtes, qui apportez l’argent au profit de l’environnement. Les moteurs de recherche « écologiques » revendiquent aussi des serveurs informatiques et des modes de fonctionnement moins énergivores, voire alimentés par des énergies d’origine renouvelable. Voyez par vous-même, avec ce classement que nous vous présentons ci-dessous, notamment notre moteur chouchou Ecosia.

 

Les moteurs de recherche écologiques en vogue

Top 3 : Lilo et son compteur de gouttes

Le jeune moteur de recherche Lilo, né en 2015, utilise les algorithmes des moteurs de recherche leader (Google, Yahoo !). Les requêtes obtenues sont tout aussi efficaces que votre moteur de recherche habituel, mais ici, 50 % des revenus publicitaires obtenus sont reversés auprès d’associations et d’ONG partenaires. Pour le petit côté ludique, notez que les sommes acquises grâce à vos clics sont représentées sur un « compteur de gouttes », mis à jour en temps réel sur le site de Lilo.

Voici le lien pour découvrir les projets partenaires (et le fameux compteur de goutes !) : https://www.lilo.org/fr/category/les-projets/

 

Top 2 : Ecogine pour choisir votre cause à défendre

Le moteur de recherche Ecogine a été créé en 2008. Sur le même concept que Lilo, Ecogine reverse 70 % de ses recettes publicitaires aux projets de l’économie sociale et solidaire que vous choisissez parmi ses partenaires, visibles sur la page d’accueil du site.

Vous pouvez consulter le schéma du fonctionnement d’Ecogine ici : https://ecogine.org/a-propos/foire-aux-questions.php

 

Notre coup de cœur : Ecosia, le moteur de recherches qui plante des arbres

Enfin, Ecosia est notre coup de cœur chez Total Spring. Ce moteur de recherche a été créé en 2009. Il reverse 80 % de ses bénéfices publicitaires à des programmes de reforestations dans le monde. Par ailleurs, Ecosia revendique des serveurs alimentés par des énergies renouvelables.

En bref, vous utilisez le moteur de recherche, vous cliquez, vous plantez des arbres ! Il suffit d’utiliser Ecosia pendant 10 secondes pour générer 0.28 euro de budget dédié à la reforestation de la planète. Imaginez votre contribution à la fin de la journée !

Le moteur de recherche joue également sur le côté ludique avec un compteur d’arbres sur la page d’accueil de son site. Plus de 2 millions de végétaux ont déjà été plantés depuis 2009 et le concept est en plein boom. D’ici 2020, Ecosia célèbrera son milliard d’arbres planté à travers le monde.

Pour découvrir et utiliser Ecosia : https://www.ecosia.org/?%3Fc=us&c=fr

 

Pour les plus engagés : voici des astuces qui limiteront votre impact carbone

Si vous voulez changer votre mode de consommation sur le Web, il existe une multitude d’actions réduisant votre consommation d’énergie et par la même occasion, votre empreinte carbone. Vous pouvez, par exemple, envoyer des mails dénués de pièces jointes (moins un mail est lourd, moins il consomme !), installer un fond d’écran noir ou utiliser un ordinateur portable qui consomme 50 à 80 % d’énergie en moins par rapport à un fixe.

 

En conclusion, il est vrai qu’à échelle individuelle, nos pratiques vers un Web plus écologique sont des gouttes d’eau. Mais appliquées quotidiennement, tous ensemble, elles deviennent de grandes actions dont les conséquences prennent la forme de milliards d’arbres plantés, de beaux projets financés et même, peut-être, d’un site mondial de streaming qui reverrait son modèle économique.

 

 

Quelques chiffes qui donnent le tournis :

  • Le streaming pollue ! Une page Web simple consomme 0.02 gramme de carbone par seconde contre 0.2 gramme pour une page avec une vidéo ou des images, soit une consommation multipliée par 10
  • Un mail envoyé avec une pièce jointe représente une consommation de 25 Watts par heure, sachant qu’en moyenne, 10 milliards de mails par heure sont envoyés dans le monde
  • La France compte 35 data centers, la majorité se situant en Seine Saint-Denis sur d’anciennes friches industrielles

 

 

*Selon une enquête réalisée par Alex Wissner-Gross, physicien à l’Université de Harvard

**Selon Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)

*** Selon les enquêtes des cabinets Digital Power Group et Gartner

 

 

Sources :

https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratiqu…

https://www.lemonde.fr/culture/article/2014/06/17/internet-la-pollution…

https://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/01/12/une-recherche-google-a-un-cout-energetique_1140651_651865.html

https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/34335/3-moteurs-de-recherche-ecolos-utiliser-des-maintenant

https://lenergeek.com/2017/05/22/internet-navigateur-web-consommation-energie/

http://decrypterlenergie.org/la-revolution-numerique-fera-t-elle-exploser-nos-consommations-denergie

https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/informatique/numerique-et-ecologie-les-data-centers-des-gouffres-energetiques_121838

 
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